Plébiscité par de nombreux acquéreurs, le parquet est aujourd’hui la star des revêtements de sol. Pratique, naturel, varié, il sait s’adapter à tous les décors. D’ailleurs, « la part de marché du parquet augmente régulièrement. En 2006, le marché a progressé de 4 % », signale Véronique Redempt, responsable marketing chez Parquets Marty.
Ce regain d’intérêt par rapport aux autres revêtements de sol s’explique notamment par les qualités du bois : une esthétique particulière qui crée un décor naturel, une résistance à l’usure, une durée de vie assez longue et un entretien relativement simple. Avec les progrès réalisés dans l’usinage des lames, nul besoin d’être un spécialiste pour le poser. Un peu de méthode, une bonne scie sauteuse ou circulaire, un maillet, des cales et le tour est joué. Et puis grâce aux essences proposées et aux différents types de pose, toutes les audaces sont possibles !
Tout revêtement de sol en bois n’est pas obligatoirement du parquet. La dénomination parquet indique clairement que le revêtement doit être en vrai bois, et plus précisément que la couche de bois véritable doit être supérieure à 2 mm d’épaisseur.
Le parquet le plus traditionnel et le plus noble, c’est le parquet massif. C’est aussi le plus cher puisqu’il n’est fait que d’une seule et même couche de bois épaisse. Il nécessite aussi d’être poncé et verni alors que le contrecollé l’est déjà en usine. Techniquement, c’est aussi le plus compliqué à poser puisque les lames reposent sur des lambourdes. On le réservera donc pour les rénovations de caractère dans les appartements anciens.
Le parquet contrecollé est une autre forme de parquet qui s’installe partout sans aucun problème. C’est lui le responsable du grand retour du bois dans nos logements. D’un point de vue écologique, il est plus économique en ressources naturelles que le parquet massif. Ce type de parquet comporte trois couches de différents matériaux qui apportent une stabilité dimensionnelle. Autrement dit, il bouge peu dans le temps contrairement aux parquets massifs. La première couche est dite d’usure, c’est celle sur laquelle on marche. Elle est réalisée en bois noble et reçoit un traitement de finition en usine. La couche intermédiaire prise en sandwich est l’âme du parquet. C’est en général de l’aggloméré qui peut atteindre une dizaine de millimètres d’épaisseur. Cette couche assure la rigidité des lames. Enfin, la couche inférieure sert de support aux deux précédentes. Quel que soit votre choix, optez plutôt pour des parquets à trois couches ; ils sont plus robustes.
Le parquet contrecollé à deux couches sont en effet plus fragiles. Pour une même essence de bois, les parquets des grandes marques se déclinent généralement sous deux formes : les lames larges et les multilamelles. Les lames larges sont composées d’un seul élément et ressemblent à une planche.
Le parquet multilamelles sont un assemblage de lamelles de taille identique collées entre elles sur un support pour former une lame. Si, sur un plan confort et durabilité, il n’y a pas de différence entre un parquet lames larges et un parquet multilamelles, « nous constatons actuellement une forte demande sur les lames larges », commente Véronique Redempt. Une grande majorité d’entre eux se colle ou se cloue. Il existe néanmoins des modèles qui s’emboîtent sans colle en pose flottante, comme les parquets Marty avec le système Woodlock®. Encore plus écologique !
Les parquets stratifiés, eux, jouent l’illusion. Et plutôt bien. Mais ce ne sont pas des parquets ! Et pour cause, ils ne sont pas en bois mais constitués d’un matériau composite qui en recrée parfaitement l’aspect. La facilitée d’entretien et un prix trois à quatre fois moins élevé qu’un parquet sont leurs principaux atouts. S’il n’y a pas de bois, qu’y a-t-il à la place ? Les lames stratifiées sont composées d’un film protecteur qui résiste à l’abrasion, d’un film décor en résine pour lutter contre les rayons ultraviolets, d’un panneau en bois et d’un dernier film à base de résine qui le protège de l’humidité et lui confère une bonne stabilité. Du coup, ils peuvent se décliner dans une infinité d’aspects. Ils peuvent ressembler à s’y méprendre à un parquet (décliné dans de multiples essences) ou peuvent s’en éloigner radicalement en prenant des couleurs. Question de goût. Pour la pose, ils misent sur la simplicité. Les revêtements stratifiés possèdent un système autobloquant de pose sans colle, apportant une économie de temps (pas besoin de temps de séchage) et de coût (pas besoin de colle). Attention, le revêtement de sol stratifié n’est pas recommandé pour les pièces humides (cuisine, salle de bains...).
Dans les maisons de nos grands-parents, le parquet était une véritable corvée : il fallait le cirer avec des patins et le lustrer. Ce qui lui a valu d’être souvent recouvert de lino ou de moquette. Les progrès réalisés dans la qualité des finitions (et en particulier des vernis) lui assurent désormais une protection efficace contre tous ses ennemis : abrasion, rayures, taches, et eau... Du coup, l’entretien s’en est trouvé réduit au minimum.
La finition vernie ou vitrifiée est de loin la plus répandue. Près de 80 % d’entre eux sont vernis directement en usine. Lorsque le vernis commence à perdre de son éclat, il est conseillé de passer un polish ou un raviveur spécial rénovation de parquets vitrifiés, qui lui redonnera sa transparence et fera disparaître les petites rayures. Avant finition, votre parquet peut recevoir une teinte qui modifie sa couleur d’origine. Vous pouvez ainsi, à partir d’une même essence, obtenir un parquet qui se marie parfaitement à votre intérieur. Ce procédé doit cependant être réservé à des parquets situés dans des lieux de faible circulation, car les rayures sont souvent plus visibles sur les bois teintés, en général assez sombres.
Les parquets huilés demandent peu d’entretien. Ils doivent simplement être dépoussiérés régulièrement. Enfin, il faut repasser une couche d’huile tous les six mois à un an, selon le type d’huile et l’utilisation du parquet. Un ponçage léger permet d’estomper les éventuelles taches ou marques avant de remettre de l’huile localement. En cas de salissure plus importante, il suffit de les laver au savon noir naturel (à l’aide d’une machine à nettoyer les sols, qui permet d’absorber l’eau de lavage).
La cire est une finition qui tend à décliner. Les parquets cirés offrent une patine et une odeur inimitables, mais ils présentent des inconvénients qui en limitent l’usage : ils sont fragiles, se tachent au contact de l’eau et sont glissants en cas d’application trop abondante. Ils disparaissent donc peu à peu au profit des parquets vitrifiés et huilés, plus faciles d’entretien et plus résistants. Reste qu’il existe des finitions aspect ciré qui redonnent l’apparence mais l’odeur inimitable de cire en moins…
Photo 1 : Le parquet Boulevard de Junkers est en chêne massif. À poser en flottant, les lames mesurent 2,10 m et se déclinent dans des largeurs comprises entre 5,25 cm et 15,75 cm. À partir de 130 e le mètre carré.
Photo 2 : Ambiance pont de bateau pour ce parquet signé Pergo. Les lames sont larges, très tendance. www.pergo.com
Photo 3 : La mode est actuellement aux parquets vieillis. Ce modèle Bodega de Point P avec son aspect patiné et ses bords irréguliers donne un cachet particulier à la pièce qui le reçoit. Il se décline en trois dimensions. www.groupe.pointp.fr
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