Imaginer de nouveaux espaces de vie, une nouvelle décoration, en partenariat avec le propriétaire : c’est
la mission de l’architecte d’intérieur. Il s’occupe également des questions pratiques, de l’organisation du chantier au suivi des travaux.
Avec le succès des émissions de télévision consacrées à la décoration et à l’aménagement, cette profession s’est démocratisée. Elle ne fait plus peur. Et elle est devenue plus accessible sur le plan financier. Résultat : de plus en plus de particuliers font appel à ce spécialiste pour refaire leur logement.
Le premier est un bâtisseur. Il conçoit des maisons, des immeubles, des bureaux.
Le second, lui, se penche sur l’existant : second oeuvre, aménagement, décoration. Il réorganise la distribution intérieure des pièces, il crée ou supprime des cloisons, refait peintures et papiers peints, change portes et menuiseries, etc. Son rôle est de livrer un projet clés en main à ses clients selon leurs besoins, leur budget et leurs goûts. Pour y parvenir, il va d’abord dialoguer pour cerner les envies de ses clients et les conseiller. Lorsqu’elles sont d’accord, les parties signent un contrat de mission. « Ce document précise les droits et obligations des parties, l’objet du projet, l’aspect financier de l’opération, les limites de la mission, les conditions de rémunération (calcul, échéancier) », explique la Fédération nationale des syndicats d’architectes d’intérieur (FNSAI). Une fois le contrat signé, place aux travaux. L’architecte d’intérieur redessine l’espace, rationalise les volumes, choisit des matériaux adaptés. Bref, il s’occupe de tout : les entreprises, le chantier, les délais, même si le client habite à des centaines de kilomètres de son projet. À condition d’être un vrai spécialiste, formé en conséquence. Pour exercer, il doit être déclaré professionnel par le Conseil français des architectes d’intérieur.
Créer une ambiance et gérer l’espace d’un lieu de vie sont les premières fonctions de l’architecte d’intérieur. Mais c’est aussi un organisateur. Il définit les tâches de chacun et coordonne le travail des différents corps de métier. Il connaît les règles et contraintes de chaque poste et organise le planning en prenant en compte les problèmes de poussière, de bruit… En outre, il connaît la législation qui régit le bâtiment. Ce qui permet de simplifier les démarches administratives lorsqu’il faut déposer un permis de construire en mairie ou faire une déclaration de travaux. À la clé : gain de temps et tranquillité d’esprit. Évidemment, les services d’un architecte ont un coût. La plupart des professionnels appliquent deux types de rémunération. Pour les projets importants, ils perçoivent un pourcentage sur le montant hors taxes des travaux (entre 8 et 15 %). Le paiement s’effectue en plusieurs fois selon les différentes phases du travail. Normalement, il en comprend neuf qui vont de l’étude du projet à la réalisation finale. Pour les chantiers de moindre importance, c’est-à -dire en-dessous de 30 000 e, les architectes appliquent souvent des forfaits. Mais dans les deux cas de figure, c’est une dépense qui devient vite rentable. Un choix juste des matériaux, des devis bien négociés avec les entreprises, le respect des délais… Tout cela peut vous permettre de réaliser de substantielles économies. Autre atout : une maison ou un appartement refaits par un professionnel se valorisent davantage au fil du temps. Comme quoi, le recours à un architecte d’intérieur, c’est aussi un bon investissement.
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