Moquette, carrelage ou parquet ? Choisissez un revêtement adapté à l'usage que vous lui réservez. Et pour la pose : pas d'hésitation ! Faites appel au savoir faire d'un professionnel.
En vrac, voici quelques "trucs" à savoir pour choisir un revêtement de sol. Gardez les en mémoire. Ils vous seront utiles avant de démarrer les travaux.
Premier point à retenir: c'est la fibre qui fait la qualité d'une moquette.
Selon vos goûts et votre budget, vous opterez pour des matières naturelles (jute, coco, sisal, soie, laine...)
ou synthétiques (polyamide, polyacrylique ou polypropylène). Pour la pose : trois méthodes s'offrent à vous.
La pose "libre" s'utilise surtout dans les petites pièces (20 m2) à passage limité. La pose collée pour les
surfaces importantes convient aux moquettes avec envers en mousse. Et la pose tendue sur thibaude destinée
aux moquettes tissées en laine ou laine et polyamide. Reste enfin le choix des coloris. Sachez que les
moquettes chinées se salissent moins vite que les unies. Et que les teintes sombres ont
tendance à rétrécir l'espace.
Les types de moquette
Bouclé : Les fils forment des boucles dont l'extrémité est ancrée dans l'envers de la moquette.
Coupé : Les fils sont coupés et rasés afin de donner un toucher plus doux.
Saxony : Il s'agit d'une moquette dont le velours coupé présente un grain.
Frisé : Constitué de longs fils surtordus qui donnent l'aspect frisé.
Structuré : Combinaison de fils coupés et bouclés créant une variété de reliefs et de motifs.
En matière de carrelage : ne lésinez pas sur la qualité. Seul un revêtement de
premier choix vous assurera des carreaux de même dimension et épaisseur. Pour choisir ? Reportez-vous
au classement UPEC de votre matériau (voir encadré). Et sachez distinguer les différentes familles de
carrelage. Première catégorie : les terres cuites. On aime leur aspect rustique ou naturel qui se patine
dans le temps. Inconvénient : elles sont vulnérables aux tâches, au gel, à l'eau et aux rayures.
A déconseiller dans les pièces humides et à fort passage. Vient ensuite la famille des grès
(cérame, étiré, pressé ou émaillé). Inusables, insensibles aux substances abrasives et aux acides
(sauf fluorhydrique), ils conviennent aux pièces à fort trafic. Quant aux marbres, ils se déclinent en
dalles de parement plus ou moins épaisses. Ils résistent à l'eau et aux chocs. Seul point faible : un prix élevé.
Carrelage : classement UPEC
La norme UPEC classe les carreaux de sol en fonction de leur destination. Usure due à la marche,
résistance au Poinçonnement, comportement à l'Eau et résistance au produit Chimique. Ces lettres
sont ensuite suivies de chiffres croissants de 0 à 4 définissant les performances minimales requises
dans chaque pièce.
Le parquet, c'est d'abord une question d'essence. Vous choisirez le chêne pour sa longévité et sa résistance au poinçonnement. Dans les pièces à fort passage, rien de tels que le chêne ou les bois exotiques durs (merbeau, iroko, wengé...). Pensez au frêne pour ses qualités décoratives. Surtout si vous souhaitez teindre votre parquet. Quant au pin et au bouleau, ils conviendront aux petits budgets. Pour la pose, on distingue trois techniques. Tout d'abord, la pose clouée. Elle permet de clouer sur une ossature en bois des lames de 22 à 23 mm d'épaisseur. Vient ensuite la pose collée. Destinée aux dalles et aux lames de dimensions importantes, elle s'effectue sur un support plan, sec et préparé. Enfin, reste la pose flottante. Elle met en oeuvre des éléments minces posés sur une sous-couche isolante. Les lames ou panneaux s'emboîtent les uns dans les autres grâce à un système de rainures et de languettes collées. Pour la finition, à vous de choisir entre le parquet verni, brossé, huilé, patiné, cérusé ou brut. La solution la plus simple ? Le parquet verni usine. Il présente une excellent finition et une bonne résistance.