Le confort d'un logement passe obligatoirement par une bonne isolation. Pour se protéger du bruit, du froid ou de la chaleur, il existe des solutions adaptées à chaque type d'habitat. Explications.
Que votre logement se trouve sous les toits, sur une avenue bruyante ou qu'il s'agisse d'une maison ancienne, peu importe. Il existe toujours une solution pour améliorer son isolation. Commencez par déterminer ce qui vous gêne. Est-ce le bruit, le froid, la chaleur ? Peut être est-ce un peu tout cela à la fois ? Alors, contactez un spécialiste et gardez à l'esprit les quelques "trucs" suivants.
Si c'est le froid qui vous incommode, si vous sentez un filet d'air passer sous vos fenêtres, alors il faut agir. Et vite ! D'un part, parce qu'il n'y a rien de plus désagréable que de rentrer dans une maison froide. Ensuite, parce que vous " jetez " l'argent par les fenêtres ! Avec une bonne isolation, vous pourrez réduire votre note de chauffage annuelle de 30%. Le principe est simple. L'air chaud est attiré par les zones froides. Il s'échappe vite à travers les matériaux bons conducteurs (béton, brique, métal, verre) et plus lentement à travers les autres (bois, plâtre...). Le remède : dresser une barrière contre le froid. Et limiter les ponts thermiques avec des matériaux isolants. Leur choix dépend des performances, de la situation géographique et de la place dont vous disposez.
Les panneaux composites (une plaque de plâtre sur une couche d'isolant) se collent sur des murs plats. Sur des supports humides ou irréguliers, ils se fixent sur un cadre métallique. Avantage : une finition impeccable. Autre solution : les systèmes modulaires en polystyrène expansé (PSE). Ils conviennent aux combles perdus ou aménageables. Si vous manquez de place, optez pour la mousse de polyuréthanne (40mm à 90 mm d'épaisseur). Les laines de roches ou de verre offrent une isolation deux en un (bruit et froid). Inconvénients : elles se vendent en gros rouleaux encombrants. Pour les fenêtres : le verre n'étant pas un bon isolant, on emprisonne une lame d'air de 6 à 12 mm d'épaisseur entre deux vitres de 4 mm. D'où, par exemple, l'appellation technique 4/8/4. Pour une isolation acoustique renforcée, choisissez par exemple un système 4/6/8.
Pour traquer le bruit, il faut connaître son origine. Globalement, il en existe quatre. Les bruits extérieurs, provoqués par le trafic routier ou ferroviaire. Les bruits dits aériens (chaînes hi-fi, télévisions, cris... ). Les bruits d'impact ( talons de chaussures, coups de marteau, chutes d'objets...). Et les bruits d'équipement (vides ordures, chaudières, systèmes d'aération...). Bien souvent, une double protection s'impose. Avec des panneaux composites ou des plaques de plâtre pour les pièces intérieures. Des bardages et des vêtures pour le doublage extérieur. Veillez à ce que votre système d'isolation réponde au classement REVETIR. Il compte sept critères. R pour facilité de Réparation, E pour Entretien, V pour résistance aux Vents, E pour Etanchéité, T pour Tenue aux chocs, I résistance à Incendie et R pour Résistance thermique. Et puis, n'oubliez pas qu'en renforçant l'isolation acoustique extérieure, vous améliorerez l'isolation thermique. L'une ne va pas sans l'autre !