Comment la taxe d'habitation est-elle calculée ? Qui doit payer la taxe d'habitation, qui en est exonéré ? Autant de question qui méritées un dossier spécial Taxe d'habitation...
La taxe d’habitation est due par tout occupant d’un logement meublé exclusivement consacré à l’habitation au 1er janvier de l’année, que ce soit en qualité de propriétaire, de locataire ou d’occupant à titre gratuit, à condition que les locaux occupés soient imposables et que les habitants aient la jouissance ou la disposition à titre privatif des locaux, selon l’article 1408 du Code général des impôts (CGI).
À savoir : Même si un contribuable quitte les lieux en cours d’année, il sera tenu au paiement de la totalité de la taxe au titre de son ancien logement. En revanche, et suivant ce même principe, aucune taxe ne sera due au titre de sa nouvelle habitation. En outre, un contribuable qui apporte la preuve que le logement n’était ni meublé ni occupé au 1er janvier de l’année peut être exonéré.
À noter : Pour être imposable à la taxe d’habitation, il est nécessaire que le contribuable ou sa famille puissent occuper le logement à tout moment, même s’ils n’usent pas de cette faculté (résidence secondaire par exemple). Ainsi, lorsqu’un bien est mis en location saisonnière, même si le locataire est présent dans les lieux le 1er janvier, c’est le propriétaire qui supporte la taxe d’habitation.
Propriétaire, si vos locataires déménagent en cours d’année, pensez à leur demander un mois avant la date du départ les quittances de leur taxe d’habitation. Si vous n’obtenez pas ces justificatifs, vous devez au plus tard dans le délai d’un mois ou de trois mois (en cas de déménagement furtif) avertir le comptable du Trésor de ce départ. À défaut, vous pourriez être tenu pour responsable du règlement, selon l’article 1686 du CGI.
Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du logement. Elle est supposée représenter le prix que pourrait rapporter le bien s’il était loué aux conditions de marché. Les valeurs locatives ont été
déterminées de 1970 à 1973 par l’administration fiscale avec l’aide des services du cadastre en tenant compte de nombreux paramètres (catégorie de l’immeuble, surface, éléments de confort, etc.). Entre deux actualisations, elles sont chaque année majorées par application d’un coefficient forfaitaire. C’est vous qui communiquez les informations sur les caractéristiques de votre logement en remplissant une déclaration spéciale dans les quatre-vingt-dix jours de l’achèvement mais aussi à chaque changement de consistance ou d’affectation du bien. Une fois cette base d’imposition déterminée, le fisc multiplie cette valeur locative nette, c’est-à -dire la valeur locative moins les abattements (voir ci-après), par les taux d’imposition votés par les collectivités territoriales. Puis il établit le rôle d’imposition et l’envoie courant octobre à chaque redevable. Cet impôt doit être payé en une seule fois. Cependant, les contribuables qui souhaitent obtenir un paiement par tiers ou être mensualisés doivent en faire la demande auprès du centre des impôts du lieu d’imposition.
Sont exonérés totalement de la taxe d’habitation :
– les titulaires de l’allocation supplémentaire versée par le fonds de solidarité vieillesse ou le fonds spécial d’invalidité ;
– les personnes âgées de plus de soixante ans ainsi que les veufs ou les veuves quel que soit leur âge, lorsque leurs revenus de l’année précédente n’excèdent pas une certaine limite. Pour la taxe au titre de 2008, elle est de 9 560 € pour la première part de quotient familial et de 2 553 € pour chaque demi-part supplémentaire ;
– les personnes atteintes d’une invalidité ou d’une infirmité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l’existence, les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés ainsi que les personnes hébergeant sous leur toit un enfant lui-même atteint d’une telle invalidité ou infirmité ou titulaire de cette allocation lorsque leurs revenus de l’année précédente n’excèdent pas la limite énoncée ci- dessus ;
– les bénéficiaires du revenu minimal d’insertion.
Tous les contribuables qui ne bénéficient pas du dégrèvement total mais qui ont disposé de faibles revenus l’année précédant celle de l’imposition de la taxe d’habitation sont dégrevés d’office pour la
fraction de leur cotisation qui excède un certain seuil. Pour 2008, le dégrèvement est accordé aux contribuables dont les revenus de 2007 n’ont pas excédé la somme de 22 481 € pour la première part, majorée de 5 253 € pour la première demi-part supplémentaire et de 4 133 € à compter de la deuxième demi-part. Le dégrèvement correspond à la partie du montant de la taxe d’habitation qui excède 3,44 % du revenu de 2007 ci-dessus énoncé, diminué d’un abattement de 4 877 € pour la première part de quotient familial, 1 409 € pour les quatre premières demi-parts et de 2 493 € pour chaque demi-part supplémentaire à partir de la cinquième.
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